Le pigeon ramier a la réputation de ruiner les cultures. Mais cet oiseau représente le principal ravageur du gui, dont il consomme les baies sans qu’elles puissent germer ailleurs, limitant la progression du parasite dans les arbres qui le supportent. Inutile donc de vouloir le chasser ! Les mésanges et les sittelles, dans une moindre mesure, détruisent aussi les graines de gui.
Si vous n’avez pas semé d’engrais vert dans les parties non cultivées en hiver, il est maintenant trop tard pour le faire. Étalez une couche de paille, même fine (quelques centimètres suffisent), afin de limiter le ruissellement des pluies et le tassement du sol. Enfouissez cette couche en fin d’hiver.
S’il vous reste des purins en bidon, ils vous serviront dès le printemps comme engrais liquide. Tout comme les engrais organiques (corne broyée, tourteaux, etc.), ils ne perdront pas leur faculté nutritive même s’ils attendent tout l’hiver dans un récipient hermétique, à l’abri du gel.
Remuez le compost encore une fois, par temps humide. La baisse des températures provoque l’entrée en repos des organismes décomposeurs. Il n’est donc pas indispensable de le remuer à nouveau avant trois mois, après les grosses gelées.
Conseils réalisés par Jean-Michel Groult. Dessins Liliane Blondel - Jardinel Cécile Landowski
Mon Jardin & Ma Maison N°598 Novembre 2009
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