Feu d’artifice autour du grand cosmos. Les cosmos ‘Sensation’ (80 cm env.) sont à la mesure des dahlias, verveines de Buenos Aires et sauges ‘Indigo Spire’... Toutes fleurissent jusqu’aux gelées.
Des rangs de zinnias pour les bouquets. Avec leurs tiges drues uniflores (50-60 cm) et leurs couleurs vives, les zinnias, simples ou doubles, sont tous annuels. Mettez-les en place en mai.
La fleur de Convolvulus tricolor ne dure qu’un jour, mais ce liseron annuel en donne beaucoup. Frileux, il n’est pas envahissant. Semez-le en place au soleil, sur un sol réchauffé même pauvre, en plusieurs vagues pour un effet durable.
Nouveau prodige, Ptilotus ‘Joey’. Meilleure obtention de l’année aux États-Unis, ce lotus produit des épis tout l’été sur des coussinets très résistants à la sécheresse. Pour pots et bordures.
L’impatiens multiplie ses pétales. Les formes doubles d’Impatiens walleriana déclinent tous les tons et donnent une autre allure à ce classique, idéal pour colorer les endroits ombragés.
Ammi et cosmos, un bonheur simple. Ammi visnaga est une ombellifère annuelle, spontanée en Méditerranée, cultivée pour ses propriétés médicinales. Facile à semer en place à partir d’avril, elle allège les compositions : ici en mélange vaporeux avec le cosmos blanc.
Ces sélections donnent de la fantaisie aux rudbéckias dont certaines espèces sont connues aussi comme plantes vivaces. ‘Toto’, ci-dessus, est compact (30 cm) à petites fleurs régulières. La plupart sont plus élevées (60-80 cm) comme ‘Cherokee Sunset’ panaché de brun ou ‘Irish Eyes’ à coeur vert.
Angelonia ‘Carita’, petite perle du soleil. Récemment apparue en plants saisonniers sur les marchés, cette forme touffue d’Angelonia angustifolia est parfaite en jardinière car elle résiste au sec. Il existe des formes dressées ou en cascade. En blanc, violet, rose : ici ‘Deep Pink’.
Tendres et fugaces mauves. Malvacées annuelles, les malopes et lavatères (ici) lèvent facilement en pleine terre et viennent souvent meubler les endroits sauvages, en prairie : un semis en deux ou trois vagues assure des fleurs de juillet à septembre.
L’incroyable amarante tricolore. Amaranthus splendens ‘Perfecta’ ne fleurit pas, mais son feuillage bigarré se suffit à lui-même toute la saison, sans entretien. L’amarante intrigue toujours avec ses épis pourpres en queues de renard, à associer aux feuillages pourpres.
Thierry Simier, spécialistes de la plante saisonnière, les Établissements Cimier modulent cette activité à chaque génération. En 1992, alors que naissait, non loin de là, le Festival des jardins de Chaumont-sur-Loire, Thierry a pressenti un besoin d’originalité et d’innovation dans les villes et collectivités.
«J’ai misé sur la diversité. Dans des champs d’essai, je teste une foule de variétés et je sélectionne chaque année des nouveautés qui en valent la peine (60 à 80 par an). On vient chercher chez nous des plantes que l’on ne trouve pas ailleurs (2 500 références) et que nous sommes capables de multiplier en grande quantité.»
«Je veux inciter et aider les professionnels à se renouveler, en proposant des associations avec des feuillages, des mélanges de genres : j’édite chaque année un Carnet de création avec des idées prises dans les villes et villages partout en France et au-delà. Nous organisons des journées pour nos partenaires des collectivités.»
L’espace de vente, situé au coeur du jardin d’essai et près de luxuriantes potées, reste un lieu très convivial à l’image de l’entreprise qui a su garder une taille humaine.
Mélange horticole de Salpiglossis. Venue des terres sèches des Andes, cette annuelle peu rustique s’acclimate à condition d’avoir été semée en serre. On en cultive plusieurs hybrides.
Pétunias compacts de toutes les couleurs. Les légers ‘Million Bells’ sont jaunes, bleus ou roses, très ramifiés d’où leur port compact différent du pétunia traditionnel plus âche. Leurs floraisons se renouvellent jusqu’aux gelées. Préférez les plants aux semis, délicats.
Les coquettes feuilles des coléus. ‘Chocolat’, ‘Panthère Rose’, ‘Red Locks’ ou ‘Black Dragon’ offrent des coloris aussi variés que des feuillages fripés, lisses ou gaufrés, arrondis ou lancéolés. La fleur est insignifiante. Le bouturage est facile mais le semis aléatoire.
Éblouissantes, les trompettes de Cuphea. Tous les Cuphea ne sont pas de vraies annuelles, mais ils sont traités comme tel durant l’été. ‘Tiny Winnie’ (ci-contre) est très compact, rouge comme ‘Fire crackers’. ‘Colombyn’ rose et ‘Hopley’s orangé ont des fleurs tubulaires plus fines.
‘Fanfare’ une gaillarde sophistiquée. Certaines sont vivaces et même très rustiques, d’autres sont annuelles, mais toutes fleurissent dans l’année du semis. Ces « marguerites » peintes différemment sur le coeur et le bout des pétales s’accommodent de tout sol au soleil.
L’oeil noir de Coreopsis tinctoria. Contrairement à d’autres, ce coréopsis aux cercles bruns est annuel, robuste et de longue durée. Semez-le en place en avril, en massif ou en rang pour les bouquets.
Créée il y a 15 ans sur un modèle anglais, la société Jardin Express sème à votre place et livre chez vous des plants Minimottes (6 à 9 semaines après semis) pour les potées ou un rempotage transitoire avant mise en place en massif, et des Jardimottes (9 à 12 semaines) prêtes à planter.
«Avec 300 variétés proposées sur deux saisons – les 2/3 pour l’été, disponibles de janvier à mai – l’amateur trouve ainsi un choix comparable à celui qu’il aurait en semant lui-même, sans les aléas de la levée, ui sont importants s’il ne dispose pas d’équipements spéciaux.»
«Ces plants se révèlent plus économiques que les barquettes fleuries (à partir de 0,28 € la Minimotte par lot de 35, de 0,55 € la Jardimotte par lot de 16). Livrés rapidement et repiqués dans de bonnes conditions, les plants fleurissent vite.»
«Des essais sont réalisés en plein champ dans des carrés ouverts au public en saison. Nous y testons des nouveautés et nous en mettons une trentaine en moyenne au catalogue chaque année.»
Renouvelées d’une année sur l’autre et très productives en fleurs, les cultures saisonnières sont parfaites pour les pots. Pour réussir, plantez tôt hors risque de gel, ce qui peut obliger à préparer les compositions sous abri pour qu’elles aient déjà du volume en mai. Utilisez un compost propre, léger mais riche (mélange terreau et terre légère) et maintenez-le humide par des arrosages au goulot ou automatiques.
Le semis en godet de tourbe est une trouvaille toute simple qui supprime le premier rempotage, manipulation très délicate pour ne pas abîmer les jeunes racines. Son utilisation augmente le prix du jeune plant, mais accroît nettement le taux de réussite. Cela ne dédouane pas des précautions nécessaires à la bonne germination : une humidité maintenue à saturation sous une miniserre ou un manchon de plastique, d’autant que la tourbe sèche vite, et une température supérieure à 15 °C.
Les espèces qui germent facilement s’accommodent d’un semis direct en terre. C’est un jeu d’enfant quand la graine est grosse, comme chez la capucine, le pois, le tournesol… Les plantes semées en place doivent être de croissance rapide car le temps est court entre avril-mai, date du semis en sol réchauffé, et juin où la plante commence à fleurir. Les espèces les plus résistantes au froid peuvent être semées en septembre, ce qui leur donne plus de temps pour s’installer mais les expose au gel.
Une à quatre fleurs… Le Concours national des villes et villages fleuris a participé à la promotion des espaces verts dans nos localités. Longtemps connoté traditionnel, il évolue dans le sens de la diversité et du développement durable, avec des avancées plus ou moins importantes selon les acteurs et les jurys. Le label, d’une à quatre fleurs, affiché sur les panneaux d’entrée de la ville, demeure un gage de productions florales abondantes. Ici Cahors, précurseur et leader dans les années 2000.
Les annuelles ont la part belle dans les bouquets. Ceux-ci seront assez éphémères avec les marguerites en tous genres et beaucoup d’autres annuelles. Et ils pourront se conserver tout l’hiver une fois secs s’ils sont composés avec les immortelles, Molucella laevis aux curieux épis verts (voir photo), le statice (Limonium sinuatum) rose, jaune ou bleu (voir photo), l’Helipterum (syn. Acroclinium)… Au potager, ces fleurs se marient bien aux légumes qui ont eux aussi un cycle court de quelques mois entre le semis et la récolte. Pour étaler les floraisons, on peut semer en deux ou trois vagues à 10 jours d’intervalle.
Les annuelles ont la part belle dans les bouquets. Ceux-ci seront assez éphémères avec les marguerites en tous genres et beaucoup d’autres annuelles. Et ils pourront se conserver tout l’hiver une fois secs s’ils sont composés avec les immortelles, Molucella laevis aux curieux épis verts (voir photos), le statice (Limonium sinuatum) rose, jaune ou bleu (voir photos), l’Helipterum (syn. Acroclinium)… Au potager, ces fleurs se marient bien aux légumes qui ont eux aussi un cycle court de quelques mois entre le semis et la récolte. Pour étaler les floraisons, on peut semer en deux ou trois vagues à 10 jours d’intervalle.
Les espèces à germination facile se trouvent dans les champs cultivés (centaurées, coquelicots, nielle des blés, chrysanthème des moissons, pieds d’alouette, lin annuel, nigelle...) ou dans les friches (vipérine, argémone, lavatère…). Ce sont des annuelles à cycle court, donc à floraison brève. Elles n’ont pas grand-chose à voir avec les fleurs dites saisonnières, moins faciles à cultiver et plus gourmandes mais beaucoup plus florifères. Ces fleurs champêtres se ressèment seules et sont à réserver à des étendues plus vastes, semi-sauvages.