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Les plantes du printemps

Douces et soyeuses, ces inflorescences sont souvent l’apanage d’espèces précoces qui osent de minuscules fleurs dans l’adversité de l’hiver. pendantes ou dressées, elles illuminent le jardin en quête de vie de leurs verts et jaunes tendres.

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Salix daphnoides, un des plus brillants. Sur le bois violet-noir, les chatons ressortent magnifiquement avant l’arrivée des feuilles. Sa forme arbustive convient aux haies. Très rustique et avide d’eau.

Les saules dans le ciel d’hiver. Couvert de chatons brillants, Salix hookeriana ne manque pas son effet en février. Il conserve ensuite une couleur argentée par ses larges feuilles très blanches. C’est l’un des saules les plus décoratifs pour former des rideaux.

Corylus avellana ‘Contorta’. Les rameaux dépouillés du noisetier tortueux sont un support original pour ses chatons pendants. Ici mis en valeur par le rouge des rameaux des cornouillers.

Le noisetier, une beauté simple. Corylus avellana (ici à Chantilly) peut avoir une belle prestance. Comme le noisetier de Byzance, C. colurna, il porte des chatons en février et donne des fruits

Le bouleau fleurit avec les premières tulipes. Les fleurs mâles des bouleaux forment à partir de mars des chatons pendants qui se fondent vite dans la végétation, mais ses pollens sont allergisants !

Le bouleau fleurit avec les premières tulipes. Les fleurs mâles des bouleaux forment à partir de mars des chatons pendants qui se fondent vite dans la végétation, mais ses pollens sont allergisants !

Avec le châtaignier, des fleurs plus tardives. Les chatons qui précèdent les châtaignes ne se forment qu’en début d’été et se glissent entre les feuilles, à l’aisselle des nouvelles pousses. Leur odeur est forte. L’arbre est majestueux dans les sols acides. Il aime la chaleur.

Le noisetier s’invite en toutes circonstances. Corylus avellana ‘Contorta’ s’adapte partout au soleil ou à mi-ombre, sans excès d’eau et même en présence de calcaire actif. Il s’intègre dans une haie productive, comme en majesté dans sa forme tortueuse, tel ce spécimen brillant parmi les écorces de bouleau et de Prunus au jardin de Séricourt (62).

Une remarquable fleur d’érable. Les minuscules fleurs des érables précèdent au printemps (mars - avril) les fruits en samares. Leurs inflorescences prennent des formes variables : ombelles, panicules ou grappes évoquant le chaton. Par sa précocité et sa couleur claire assortie aux jeunes pousses, la floraison d’Acer negundo est remarquable, en particulier sur les pieds mâles, l’espèce étant dioïque.

Une remarquable fleur d’érable Les minuscules fleurs des érables précèdent au printemps (mars - avril) les fruits en samares. Leurs inflorescences prennent des formes variables : ombelles, panicules ou grappes évoquant le chaton. Par sa précocité et sa couleur claire assortie aux jeunes pousses, la floraison d’Acer negundo est remarquable, en particulier sur les pieds mâles, l’espèce étant dioïque.

Les grappes parfumées des corylopsis. Les floraisons de ces arbustes asiatiques (ci-contre Corylopsis sinensis) tombent en pluie d’or juste avant l’arrivée des feuilles. Précoce, effilée et pendante, la grappe de 10 à 20 fleurs miniatures, évoque le chaton. C’est une forme intermédiaire assez caractéristique des Hamamélidacées. L’arbuste (3 à 4 m) recherche les sous-bois de terre humifère et acide.

Les grappes parfumées des corylopsis. Les floraisons de ces arbustes asiatiques (ci-contre Corylopsis sinensis) tombent en pluie d’or juste avant l’arrivée des feuilles. Précoce, effilée et pendante, la grappe de 10 à 20 fleurs miniatures, évoque le chaton. C’est une forme intermédiaire assez caractéristique des Hamamélidacées. L’arbuste (3 à 4 m) recherche les sous-bois de terre humifère et acide.

Drôles de chenilles sur le saule de Sapporo. Salix miyabeana est apprécié pour la finesse de son feuillage qui apparaît après les longs chatons qui se tortillent dans la brise hivernale. Très résistant.

La discrète floraison du saule blanc. Les petits épis de Salix alba, ici en fin de floraison, ne sont pas parmi les plus spectaculaires, mais ils font partie des tonalités acides du début de printemps.

Un éphémère habit vert chartreuse. Salix x sepulcralis var. chrysocoma est le saule pleureur le plus commun dans nos jardins. Son port ample prend beaucoup d’espace et il pompe le sol, mais on le lui pardonne quand il annonce le printemps avec la couleur inimitable de ses jeunes pousses, mêlées aux petits chatons mâles jaunes et femelles verts.

La ramure argentée de ‘Blue Streak’. Salix acutifolia est une merveille en février avec ses petits chatons argentés sur le bois pruiné aux reflets bleus encore plus prononcés chez ‘Blue Streak’. Ses branches souples lui donnent un port évasé ( 6-8 m en tous sens).

Le spectacle des aulnes au bord de l’eau. Alnus glutinosa se rencontre communément au bord de l’eau, mais n’aime pas les sols asphyxiants pour autant. Ses longs chatons ouvrent la saison en février, suivis du feuillage qui peut être doré (‘Aurea’) ou lacinié (‘Imperialis’ et ‘Laciniata’) puis de petits fruits comme de minuscules pommes de pin.

Les pompons colorés du saule Marsault. Dodus, soyeux et teintés de jaune, orangé ou pourpre par les étamines, les chatons de Salix caprea restent très spectaculaires. Le bois est souple et prend des formes tortueuses (‘Curlilocks’) ou pleureuses (‘Kilmarnock’).

Le tremble démarre avec les feuilles. Le bruissement de ses petites feuilles rondes, dont le fin pétiole les rend sensibles à la moindre brise, est un trait bien connu de Populus tremula. Ses longs chatons se balancent aussi mais en silence. Les fleurs femelles sont vertes, les mâles rougeâtres comme les pousses. Ici, sur la forme pleureuse (‘Pendula’).

    Des fleurs douces réunies en peluche, un drôle de fruit sec, un organe de reproduction adapté à l’hiver, qu’est-ce donc qu’un chaton ? La réponse n’est pas si simple : inflorescence à coup sûr, il s’apparente plutôt à un épi, le plus souvent de forme pendante même s’il y a des exceptions, chez le saule Marsault par exemple. Il réunit des fleurs minuscules, réduites à un minimum de pièces florales dont l’architecture varie d’une famille botanique à l’autre. Éclectique dans ses appartenances botaniques, le chaton trouve des foyers de prédilection chez les Salicacées, les Bétulacées, les Corylacées et les Fagacées, autrement dit les saules, les bouleaux et les peupliers, les aulnes, les noisetiers, les hêtres, les châtaigniers... Toutes ces essences champêtres sont simples à cultiver dans un jardin.

    La précocité des chatons est un autre trait commun, même si l’on en rencontre de décembre à juin ! C’est en févriermars qu’ils sont le plus appréciés, soyeux sur les ramures dénudées. En cette période où les pollinisateurs sont encore rares et les gelées menaçantes, c’est le vent qui transporte le pollen d’une leur à l’autre. La débauche de couleur et de parfum, qui attire normalement les insectes, est délaissée au profit de la quantité de pollen, libéré à maturité, qui peut provoquer des réactions allergiques.

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