Bon époussetage. Le calcaire et la poussière sont les ennemis des beaux feuillages. En plus de les enlaidir de leurs traces, ils obstruent les pores qui permettent les échanges gazeux avec l’extérieur et freinent le bon développement de la plante. Le nettoyage au plumeau des feuillages duveteux (bégonia ci-dessus) ou avec une éponge humide pour les feuilles lisses (ci-contre) est une bonne alternative au vaporisateur d’eau déminéralisée. (Dessin Yann Le Bris)
Fausses feuilles, Vrai effet. Plus feuilles que fleurs, les bractées colorées font croire à des floraisons aux durées records. Le bougainvillier en est un exemple neuf mois sur douze. D’autres exotiques bénéficient de cet effet : l’anthurium, avec ses spathes de couleur qui protègent la vraie fleur, le poinsettia, dont on soigne les bractées rouges, roses ou crème pour les fêtes de fin d’année. Ces étoiles de Noël sont en réalité un bouquet de bractées qui perdurent facilement dans la maison, de novembre jusqu’au printemps. (Photo MAP/Strauss)
De la lumière. Les feuillages colorés ont besoin de clarté. En effet, trop d’ombre peut impliquer le retour au vert. Pourtant, les rayons directs des grandes baies vitrées sont rarement favorables, car ils créent des chocs thermiques qui peuvent altérer les feuilles et même les griller. L’idéal serait une lumière diffuse, constante hiver comme été. À défaut, les expositions ouest et les fenêtres tamisées par un voilage restent les plus favorables (ici, Scindapsus pinnatum ‘Aureum’). (Photo Lamontagne)
Eternelle jeunesse. Confinées dans leur pot, les plantes d’intérieur s’épuisent. Un rempotage, en moyenne tous les deux ans, est une façon de les régénérer : il les libère de leurs parties vieillissantes en même temps qu’il leur offre un substrat frais et nourrissant. Le bouturage permet aussi de les renouveler à condition de savoir par quel bout les prendre ! Ici, le Tolmiea porte ses petits sur les pétioles. De petites excroissances se forment et deviennent de futures plantes à repiquer. Sur le Chlorophytum, ces plantules apparaissent au bout de stolons. (Photo G. Lévêque)
Le Bégonia rex. Il est capable de générer de nouvelles plantes à partir des nervures de la feuille. Pour l’aider, tranchez le dessous des nervures saillantes en plusieurs points et plaquez la feuille sur un substrat humide jusqu’à enracinement. Ici, le point sensible sera maintenu avec une épingle en U. (Photo Lamontagne)
La cordyline. Beaucoup d’espèces lui ressemblent, formant de nombreux rejets à séparer de la plante-mère et à repiquer pour qu’ils s’enracinent. (Photo MAP/Strauss)
Variations chez les Broméliacées. Cette famille de plantes, qui compte l’ananas dans ses rangs, prend souvent des couleurs sur le feuillage lors des floraisons. Ainsi, le cœur de Neoregelia carolinae rougit comme pour mieux souligner ses fleurs, insignifiantes. Celles de Guzmania s’entourent de bractées rouges. (Photo G Lévêque)
L’inflorescence rose d’Aechmea fasciata s’accorde aux panachures grisées de ses feuilles . Les Broméliacées ont besoin de lumière sans soleil direct, de pulvérisations d’eau non calcaire et d’une terre légère et drainante de type substrat à orchidées. Elles donnent des rejets après l’unique floraison. (Photo G Lévêque)