Qu’il soit en branches ou en boule, le céleri ne laisse pas indifférent ! On le cultive un peu partout en toute saison, comme ici à l’automne, dans les terres maraîchères du Val-d’Oise.
On l’aime ou on le déteste, le céleri ! Qu’il soit rave ou à branches, sa saveur ne laisse pas sans réaction ! Elle est le fruit d’une longue période de sélection par l’homme, qui s’est intéressé depuis l’Antiquité à l’ache des marais ou céleri sauvage (Apium graveolens). C’est notamment en Italie au XVIe siècle* que sont apparues les premières sélections qui ont conduit à celles que nous connaissons aujourd’hui : elles ont contribué à faire disparaître l’amertume de la plante originelle. Du céleri sauvage sont donc nées deux formes cultivées : le céleri en branches (ou à côtes) et le céleri-rave. Ce dernier, A. graveolens var. rapaceum a été sélectionné pour sa pomme, résultat de la tubérisation de la plante.
C’est elle que l’on consomme et non ses feuilles que l’on jette après la récolte. Bisannuelle à l’origine, la plante se cultive en annuelle, mais si on laissait la nature faire, apparaitraient des fleurs en ombelles la deuxième année, qui renseigneraient sur son appartenance à la famille des Apiacées ou Ombellifères. L’objectif cultural est tout autre avec le céleri à côtes (var. dulce) sur lequel les parties aériennes sont privilégiées. Les deux céleris se cultivent un peu partout en France, les régions au Nord et au Sud alternant leur production au fil des mois, quand les terres des unes se réchauffent et que celles des autres se rafraîchissent. Dans les plaines du Val-d’Oise, entre Cergy-Pontoise et Gisors, de vastes parcelles lui sont consacrées sur la commune de Rhus.
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